MOUVEMENT DES SANS VOIX BURKINA FASO

MOUVEMENT DES SANS VOIX BURKINA FASO

licenciement du porte parole des travailleurs de Total Burkina sa

                                                     CRISE A TOTAL

 

Le 26 mai 2008, les travailleurs de TOTAL BURKINA SA ont introduit une plate-forme revendicative auprès de la direction générale de Total Burkina sa. Cette plate-forme comprenait deux points de revendication légitimes qui sont :

  

       1-l’adoption d’une grille salariale

       2-mise en place d’un accord d’entreprise

 

Suite à la volonté manifeste de la direction de Total de ne pas examiner les points de la plate-forme revendicative, d’abord par un mutisme puis par des propos dilatoire et des délais non respectés, les travailleurs de Total Burkina observent un sit-in de 5 heures le 27 mars 2009 pour attirer l’attention de l’administration sur leurs conditions de vie comme cela se fait partout dans le monde en toute légitimité.

      

       En réponse à ce sit-in, le président du conseil d’administration (PCA) de total choisi de licencier le porte- parole des travailleurs OUEDRAOGO Yacouba en lui reprochant entre autres des propos mensongères et diffamatoires. Cet acte du PCA a suscité la colère de l’ensemble des travailleurs qui ont observé un arrêt de travaille pour réclamer la réintégration de leur délégué et la reconnaissance de la liberté syndical notamment le droit de grève.

      

      Malgré les tentatives de conciliation engagées d’abord par monsieur le directeur général de travail ensuite par Madame le secrétaire général du ministère du travail puis par Mr le Ministre du travail la direction générale de total est restée intransigeante sur sa position. Ainsi la direction de Total loin de rechercher des solutions à cette crise a procédé à l’installation de nouveaux personnels venant de la France,du Cameroun et d’une société locale (intérim Burkina) géré par un français,MR Jean-Louis SERRE COMBE .

 

  Aux dernières nouvelles, total Burkina aurait proposé 36 mois de salaires au délégué licencié comme indemnité de licenciement. Celui-ci a rejeté la proposition car pour lui la lutte des travailleurs s’inscrit dans une logique de reconnaissance de droit.

 

         Face à cette situation le MSV/BF a vite envoyé une délégation pour prendre attache avec les travailleurs. Cette mission avait un but informatif, appréhender le problème dans tout ces sens. 

             Pour le MSV/BF l’acte qu’a posé le PCA de total est un acte illégal, injuste, immoral, indigne et dépourvu de toute humanisme qui porte atteinte à la dignité et au droit de grève des travailleurs. Poursuivons pour dire que l’acte à pour objectif d’intimider d’éventuel revendicateurs en montrant la forme de répression réservée à toute manifestation similaire.  Le stoïcisme et l’intransigeance de la direction générale de total   après l’intervention des autorités Burkinabé est sans nul doute l’expression du néocolonialisme, la multinationale impose sa dicta à la nation burkinabé par conséquent à tous les burkinabés.

     En plus Total Burkina plutôt que de résoudre la crise tente de désolidariser les travailleurs en proposant au délégué 36 mois de salaire. La vigilance et la dignité du délégué lui ont permis d’éviter le piège qui allait compromettre cette légitime revendication.

           

Après analyse de ce problème, la nécessité s’impose à nous en tant que MSV/BF instrument de lutte, de défense des droits des « sans » d’apporter une force supplémentaire de pression pour la réintégration sans condition et sans délai de Yacouba OUEDRAOGO et aussi pour la reconnaissance des droits des travailleurs. Cela apparaît également nécessaire si nous voulons venir à bout de l’interventionnisme et du néocolonialisme. C’est pourquoi nous avons pris part à la marche de protestation organisée le samedi 09 mai 2009 pour dire non à toutes ces injustices. Voici pour vous quelques images de la marche. Veuillez nous en excuser quant à leur mauvaise qualité.

 




le MSV/BF à la marche   yacouba Ouédraogo au milieu





Le MSV/BF est donc déterminé plus que jamais à mener la lutte auprès des travailleurs de Total et invite toute la société civile burkinabé ,l’ensemble des burkinabés et  tout ceux qui ont horreur de l’injustice à une forte mobilisation pour la réintégration du délégué licenciée.

 

 

                              MSV/B« Ensemble pour le droit des peuples d’abord »

 

 

 

 



22/05/2009
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