MOUVEMENT DES SANS VOIX BURKINA FASO

MOUVEMENT DES SANS VOIX BURKINA FASO

Déclaration de la marche des mouvements sociaux en route pour le Forum Social Mondial de Dakar 2011

Caravane des mouvements sociaux en route pour le Forum Social Mondial de Dakar 2011
Étape de Houndé au Burkina Faso

Le Burkina Faso, pays agricole par excellence s’est lancé dans la culture des OGM depuis 2007 comme soit disant alternative au problème d’abord de la filière coton et des autres cultures par extension.
Depuis lors, les dirigeants peu soucieux du bien être des citoyen-e-s se sont arrogés le droit de décider des politiques agricoles sans consulter les artisan-e-s notamment les paysan-e-s qui travaillent au jour le jour. Aujourd’hui après les OGM, deux autres problèmes cruciaux retiennent notre attention : l’accaparement des terres et l’agrobusiness qui participent à la logique de dépossession et de domination des peuples par les politiques capitalistes et leurs escortes, les institutions financières internationales. Les terres et les semences deviennent la propriété privée des multinationales et autres acteurs privés véreux.
Ces politiques remettent en cause les principes premiers qui assurent la souveraineté alimentaire du peuple burkinabé. Aussi, ces politiques néocoloniales, hostiles aux droits des paysan-e-s, les renvoient à la condition d’ouvrier-e-s agricoles, esclaves modernes au service des puissants.

Face à cette situation, nous, mouvements sociaux du Cameroun, du Bénin, du Togo, du Burkina Faso, du Niger, de la France et de la Belgique en route pour le Forum Social Mondial de Dakar, nous opposons à ces politiques capitalistes et accordons un soutien sans faille au combat du Syndicat des Travailleurs de l’Agro Pastoral et de tou-te-s les paysan-e-s dignes et honnêtes vivant du fruit de leur noble travail.

Nous dénonçons avec la plus grande fermeté :
l’introduction et la dissémination à grande échelle des OGM dans l’agriculture burkinabè ;
l’accaparement des terres ;
la transformation des paysan-e-s en ouvrier-e-s agricoles sans droits.

Nous exigeons la mise en place de politiques garantissant la souveraineté alimentaire au peuple burkinabé.

Convaincu que l’agriculture familiale reste la voie réaliste et crédible pour la mise en place de la souveraineté alimentaire, seule alternative véritable, nous réaffirmons notre ferme engagement à sa défense et notre soutien à tou-te-s celles et ceux qui sont en lutte dans ce sens.

Déclaration faite à Houndé, le 29 janvier 2011

 

 



05/04/2013
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